Comment obtenir un congé pour création d’entreprise en 2024 ?

Le congé pour création d’entreprise (CCE) permet aux salariés de suspendre temporairement leur contrat de travail pour lancer leur activité entrepreneuriale, tout en bénéficiant d’une sécurité financière. Voici les étapes clés, conditions et stratégies pour en bénéficier, ainsi que des conseils pour optimiser cette transition.


1. Conditions d’éligibilité au congé pour création d’entreprise

Pour prétendre au CCE, le salarié doit remplir plusieurs critères stricts :

📌 Statut et ancienneté

  • Salarié en CDI (le CCE n’est pas accessible aux intérimaires, CDD ou indépendants).
  • Ancienneté minimale : 24 mois consécutifs ou non dans l’entreprise (dont 12 mois minimum en CDI).
  • Pas de restriction sectorielle : tous les secteurs d’activité sont éligibles (commerce, artisanat, services, etc.).

📌 Projet entrepreneurial valide

  • Création ou reprise d’entreprise :
  • Création d’une micro-entreprise, SARL, SAS, etc.
  • Reprise d’une entreprise existante (sous conditions de transmission effective).
  • Activité à temps plein : le projet doit occuper le salarié à 100 % (pas de cumul avec un autre emploi).
  • Immatriculation obligatoire : l’entreprise doit être enregistrée au CFE (Centre de Formalités des Entreprises) avant le début du congé.

📌 Accord de l’employeur (sous conditions)

  • Délai de prévenance : le salarié doit informer son employeur au moins 2 mois avant le début du congé (par lettre recommandée avec AR).
  • Refus possible : l’employeur peut refuser si l’absence risque de perturber gravement l’activité de l’entreprise (ex. : poste clé non remplaçable). Dans ce cas, le salarié peut contester via les prud’hommes.

2. Durée et renouvellement du congé

⏳ Durée initiale

  • 1 an maximum, renouvelable une fois (soit 2 ans au total).
  • Fractionnement possible : le congé peut être pris en une ou plusieurs fois (ex. : 6 mois + 6 mois).

🔄 Renouvellement

  • Demande écrite à l’employeur 2 mois avant la fin du premier congé.
  • Justificatifs : fournir un bilan d’activité (chiffre d’affaires, perspectives) pour prouver la viabilité du projet.

⚠️ Fin anticipée

  • Retour en entreprise : possible à tout moment, sous réserve d’un préavis de 1 mois.
  • Échec du projet : le salarié récupère son poste (ou un poste équivalent) sans perte de salaire.

3. Rémunération et aides financières

Pendant le CCE, le salarié ne perçoit pas de salaire, mais peut bénéficier d’aides :

💰 Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi (ARE)

  • Conditions :
  • Avoir cotisé suffisamment à Pôle Emploi (au moins 6 mois sur les 24 derniers mois).
  • Ne pas percevoir de revenus de l’entreprise créée (ou revenus inférieurs à 70 % du salaire antérieur).
  • Montant : 57 % du salaire journalier de référence (plafonné à 292,58 €/jour en 2024).

💡 Autres dispositifs complémentaires

  • ACRE (ex-ACCRE) : exonération partielle de cotisations sociales la 1ère année.
  • ARCE : versement de 45 % des droits restants à Pôle Emploi en deux fois (pour les créateurs éligibles).
  • Prêt à taux zéro (via Bpifrance ou réseaux d’accompagnement comme Réseau Entreprendre).

4. Démarches administratives étape par étape

📝 1. Préparer son projet

  • Étude de marché et business plan (obligatoire pour certaines aides).
  • Choix du statut juridique (auto-entrepreneur, SARL, etc.).
  • Immatriculation via guichet-entreprises.fr.

✉️ 2. Informer son employeur

  • Lettre recommandée avec AR mentionnant :
  • La date de début du congé.
  • La durée souhaitée (1 ou 2 ans).
  • Un résumé du projet (secteur, statut juridique).
  • Modèle de lettre disponible sur service-public.fr.

📅 3. Gérer la transition

  • Préavis : respecter les 2 mois avant le départ.
  • Entretien avec l’employeur : clarifier les modalités de retour (poste, salaire).
  • Démarches Pôle Emploi : s’inscrire comme demandeur d’emploi pour toucher l’ARE.

🔙 4. Retour en entreprise ou poursuite du projet

  • Si échec : réintégration sans délai dans l’entreprise.
  • Si succès : possibilité de démissionner ou de négocier un temps partiel.

5. Alternatives au congé pour création d’entreprise

Si le CCE n’est pas adaptée, d’autres options existent :

Dispositif Durée Rémunération Conditions
Temps partiel pour création Jusqu’à 1 an Salaire proratisé Accord de l’employeur obligatoire
Congé sabbatique 6 à 11 mois Sans salaire Ancienneté de 36 mois
Rupture conventionnelle Définitif Indemnité de départ Négociation avec l’employeur
Portage salarial Flexible Salaire + frais de gestion Statut hybride (salarié + entrepreneur)

6. Erreurs à éviter

Négliger l’étude de marché → Risque d’échec du projet.
Oublier de prévenir l’employeur à temps → Refus possible.
Cumuler congé et activité salariée → Perte des droits (ARE, retour en entreprise).
Sous-estimer les coûts → Problèmes de trésorerie en début d’activité.


7. Ressources utiles


8. Stratégie post-congé : goodies et communication pour lancer son entreprise

Une fois votre entreprise créée, les goodies personnalisés sont un levier puissant pour :
Fidéliser vos premiers clients (stylos, mugs, tote bags avec votre logo).
Booster votre visibilité lors de salons ou événements (goodies high-tech, écologiques).
Motiver vos équipes (cadeaux collaborateurs : power banks, carnets premium).

💡 Exemples de goodies efficaces pour une jeune entreprise :
Éco-responsables : gourdes en inox, sacs en coton bio.
High-tech : clés USB personnalisées, chargeurs solaires.
Utile au quotidien : agendas, bloc-notes avec votre branding.

👉 Où les commander ?
RuedesGoodies propose une large gamme de goodies personnalisables (petits volumes, livraison express, made in France).


📌 En résumé

Étape Action
Vérifier l’éligibilité CDI + 24 mois d’ancienneté + projet viable.
Prévenir l’employeur Lettre RAR 2 mois avant + entretien.
Immatriculer l’entreprise Guichet-entreprises.fr + choix du statut.
Demander les aides ARE, ACRE, ARCE via Pôle Emploi.
Lancer son activité Business plan + goodies pour la communication.
Retour ou poursuite Réintégration en cas d’échec ou développement du projet.

Laisser un commentaire