Introduction : L’engagement éco-responsable de Rue des Goodies, un modèle inspiré par les valeurs féministes
L’été 2024 s’annonce comme une saison charnière pour la mode éthique et durable. Alors que les consommateurs·rices exigent une transparence accrue sur l’origine des produits, Rue des Goodies se distingue par une démarche radicalement responsable : le sourcing de matières recyclées, couplé à une philosophie ancrée dans l’empowerment féminin et l’égalité des sexes.
Cette stratégie n’est pas anodine. Elle s’inscrit dans une vision systémique où écologie et féminisme se rejoignent pour repenser la production textile. En effet, l’industrie de la mode, deuxième secteur le plus polluant au monde, est aussi l’un des plus inégalitaires, avec 80 % des travailleuses du textile étant des femmes, souvent sous-payées et exposées à des conditions de travail précaires.
Dans ce contexte, Rue des Goodies ne se contente pas de recycler des matériaux : elle recycle aussi les paradigmes. En s’appuyant sur des réseaux de femmes entrepreneures, des coopératives féminines et des initiatives locales, la marque prouve qu’une autre mode est possible – une mode où l’éthique environnementale rime avec justice sociale.
Ce guide expert décrypte comment Rue des Goodies source ses matières recyclées pour l’été, en mettant en lumière :
1. Les filières de recyclage priorisées (textile, plastique, matériaux innovants).
2. Les partenariats avec des acteurs·rices engagé·e·s (associations, entreprises sociales, collectifs féministes).
3. L’impact social et environnemental de cette démarche, notamment sur l’autonomisation des femmes.
4. Les défis et innovations pour une mode 100 % circulaire et inclusive.
1. Le sourcing des matières recyclées : une chaîne de valeur féministe et circulaire
1.1. Le coton recyclé : donner une seconde vie aux textiles tout en soutenant les travailleuses
Le coton conventionnel est l’une des cultures les plus gourmandes en eau et en pesticides, avec un impact dévastateur sur les femmes agricoles, souvent en première ligne des expositions aux produits toxiques. Pour y remédier, Rue des Goodies privilégie le coton recyclé post-consommation, issu de :
– Vêtements usagés collectés via des partenariats avec des associations féministes comme Femmes Solidaires ou Le Collectif Éthique sur l’Étiquette.
– Chutes de production récupérées dans des ateliers dirigés par des femmes, notamment en Inde, au Bangladesh et au Portugal, où des coopératives comme Sreepur Village (Bangladesh) ou Fairtrade Women’s Network transforment ces déchets en nouvelles fibres.
Exemple concret : La collaboration avec « Women Weave » en Inde
Basée à Maheshwar, cette organisation forme des artisanes locales à la transformation de coton recyclé en tissus haut de gamme. Rue des Goodies y source une partie de ses matières pour sa collection estivale 2024, tout en reversant 5 % des bénéfices à des programmes d’éducation des filles dans la région.
« Nous ne voulons pas juste recycler des vêtements. Nous voulons recycler les opportunités pour les femmes qui ont été exclues de l’industrie textile. » — Céline Morel, co-fondatrice de Rue des Goodies
1.2. Le polyester recyclé (rPET) : transformer les bouteilles plastiques en mode durable
Le polyester recyclé, issu de bouteilles plastiques, est une alternative majeure aux fibres vierges dérivées du pétrole. Rue des Goodies travaille avec des usines certifiées Global Recycled Standard (GRS) en Europe et en Asie, mais avec une exigence supplémentaire : l’égalité salariale et la sécurité des travailleuses.
Partenariat clé : « Bottle2Fashion » au Vietnam
Cette entreprise sociale, dirigée par une équipe majoritairement féminine, collecte des bouteilles plastiques dans les bidonvilles de Hanoï et les transforme en filaments pour textiles. Rue des Goodies y achète son rPET tout en finançant des formations en gestion d’entreprise pour les femmes locales.
Impact mesurable :
✅ 30 % de réduction de l’empreinte carbone par rapport au polyester vierge.
✅ 200 emplois créés pour des femmes dans des conditions équitables.
✅ 10 000 bouteilles recyclées par mois pour la collection estivale.
1.3. Les matières innovantes : algues, filets de pêche et déchets agricoles
Pour pousser l’innovation, Rue des Goodies intègre des matériaux ultra-durables et souvent portés par des femmes scientifiques :
– SeaCell™ (fibres à base d’algues) : Développé par une équipe de chercheuses allemandes, ce tissu est antibactérien, biodégradable et riche en minéraux.
– Econyl® (nylon recyclé à partir de filets de pêche) : Sourcé via des coopératives de pêcheuses en Méditerranée et en Afrique de l’Ouest.
– Piñatex® (cuir de feuilles d’ananas) : Fabriqué par des agricultrices philippines, ce matériau remplace le cuir animal sans pesticides.
Focus : Le projet « Net-Works » avec les pêcheuses du Sénégal
En collaboration avec l’ONG Zoological Society of London, Rue des Goodies achète des filets de pêche usagés à des femmes sénégalaises, qui les transforment en Econyl®. En échange, la marque finance des microcrédits pour des projets locaux (écoles, dispensaires).
2. Une supply chain féministe : quand le recyclage rencontre la sororité
2.1. Des partenariats avec des entreprises dirigées par des femmes
Rue des Goodies applique une politique d’achat prioritaire auprès d’entreprises féminines ou paritaires. Parmi ses fournisseurs clés :
– Re-Fashion (France) : Une entreprise sociale qui emploie des femmes en réinsertion pour trier et recycler les textiles.
– Sankalpa (Népal) : Une coopérative de femmes artisanes spécialisée dans le coton bio recyclé.
– The R Collective (Hong Kong) : Une marque upcycling fondée par des entrepreneures qui transforment les invendus de luxe en pièces uniques.
2.2. La transparence radicale : traçabilité et droits des travailleuses
Contrairement à la fast fashion, où les femmes représentent 80 % de la main-d’œuvre mais seulement 2 % des postes de direction, Rue des Goodies impose :
✔ Des audits sociaux annuels dans tous ses ateliers partenaires.
✔ Un salaire égal pour un travail égal (certification Fair Wear Foundation).
✔ Des contrats stables pour les travailleuses (pas de précarité saisonnière).
✔ Des programmes de garde d’enfants dans les usines partenaires.
Exemple : L’atelier « Stitch by Stitch » au Maroc
Dirigé par Fatima-Zohra, une ancienne ouvrière devenue cheffe d’entreprise, cet atelier produit des t-shirts en coton recyclé pour Rue des Goodies. 100 % de l’équipe est féminine, avec des formations en leadership financées par la marque.
3. L’impact social : comment le recyclage change la vie des femmes
3.1. Autonomisation économique : des revenus stables pour les femmes
Dans les pays en développement, les femmes réinvestissent 90 % de leurs revenus dans leur famille (contre 30-40 % pour les hommes). En travaillant avec Rue des Goodies, des milliers de femmes accèdent à :
– Un salaire décent (au moins 2 fois le SMIC local).
– Des formations (gestion, numérique, design).
– Des opportunités d’entrepreneuriat (via des microcrédits).
Témoignage : Aïcha, recycleuse de textiles au Burkina Faso
« Avant, je gagnais 1 € par jour à trier des vêtements usagés. Aujourd’hui, avec Rue des Goodies, je dirige une petite équipe de 5 femmes. Mes filles vont à l’école, et je peux épargner. »
3.2. Lutte contre les violences faites aux femmes dans l’industrie textile
Les ateliers textiles sont souvent des lieux de harcèlement, de travail forcé et d’exploitation. Rue des Goodies collabore avec des ONG féministes comme Care International pour :
– Former les manageuses à la prévention des violences sexistes.
– Mettre en place des cellules d’écoute dans les usines partenaires.
– Soutenir les victimes via des fonds d’urgence.
3.3. Éducation et leadership : former la prochaine génération de femmes dans la mode durable
La marque finance des bourses d’études pour des jeunes femmes dans des écoles de mode éthique, comme :
– ESMOD Paris (programme « Fashion & Sustainability »).
– The Sustainable Fashion Academy (Suède).
– L’Institut Africain de la Mode (Sénégal).
Objectif : Créer une nouvelle génération de designers, ingénieures textiles et entrepreneures engagées dans la mode circulaire.
4. Les défis et innovations pour une mode 100 % recyclée et féministe
4.1. Les limites du recyclage textile et comment les dépasser
Malgré ses avantages, le recyclage textile fait face à des obstacles techniques et économiques :
– La qualité des fibres recyclées (moins résistantes que le neuf).
– Le coût élevé des procédés de recyclage chimique.
– Le manque d’infrastructures dans certains pays.
Solutions mises en place par Rue des Goodies :
🔹 Investissement dans la R&D (partenariat avec l’Institut Français du Textile).
🔹 Utilisation de technologies low-tech (recyclage mécanique accessible aux petites structures).
🔹 Sensibilisation des consommateur·rices via des ateliers « zéro déchet » animés par des artisanes.
4.2. Vers une mode 100 % circulaire : le projet « Goodies Loop »
En 2025, Rue des Goodies lancera « Goodies Loop », un système de consigne pour vêtements :
1. Le·a client·e achète un produit.
2. Après usage, il·elle le rapporte en magasin.
3. Le vêtement est nettoyé, réparé ou recyclé.
4. Le·a client·e reçoit un bon d’achat ou un don à une association féministe.
Impact attendu :
– Réduction de 50 % des déchets textiles d’ici 2027.
– Création de 1 000 emplois verts pour des femmes en Europe et en Afrique.
4.3. L’alliance entre écologie et féminisme : un modèle reproductible ?
Le modèle de Rue des Goodies prouve que l’économie circulaire peut être un levier pour l’égalité des sexes. Pour généraliser cette approche, la marque plaide pour :
✅ Des subventions publiques pour les entreprises sociales dirigées par des femmes.
✅ Des labels « Féminisme & Écologie » pour guider les consommateur·rices.
✅ Une coopération Nord-Sud équitable, où les savoir-faire féminins sont valorisés.
5. Comment soutenir cette démarche ? Agir en tant que consommateur·rice engagé·e
5.1. Acheter responsable : privilégier les marques éthiques et féministes
En choisissant des produits recyclés, équitables et portés par des femmes, vous contribuez à :
✔ Réduire la pollution textile.
✔ Soutenir l’autonomisation des femmes.
✔ Encourager une mode plus transparente.
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5.2. Participer à des initiatives locales de recyclage
- Donner ses vêtements à des associations comme Le Relais ou Emmaüs.
- Acheter en friperie solidaire (ex : Kilo Shop, Hippy Market).
- Organiser des ateliers de customisation avec des artisanes locales.
5.3. Militer pour une mode plus juste et écologique
- Signer des pétitions (ex : Clean Clothes Campaign).
- Exiger la transparence des marques (#WhoMadeMyClothes).
- Soutenir les lois contre le greenwashing (comme la loi AGEC en France).
Conclusion : Une révolution textile portée par les femmes, pour les femmes et la planète
Le sourcing de matières recyclées par Rue des Goodies n’est pas qu’une question environnementale : c’est un acte politique. En plaçant les femmes au cœur de sa supply chain, la marque démontre que l’écologie et le féminisme sont indissociables.
À l’heure où l’industrie de la mode doit se réinventer, ce modèle offre une alternative concrète :
✅ Moins de déchets, plus de durabilité.
✅ Moins d’exploitation, plus d’égalité.
✅ Moins de fast fashion, plus de sens.
L’été 2024 sera-t-il celui d’une mode enfin féministe et circulaire ? Avec des acteurs comme Rue des Goodies, la réponse est oui.
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Sources et références :
– Rapport « Fashion Revolution » (2023) sur les inégalités de genre dans le textile.
– Étude « Ellen MacArthur Foundation » sur l’économie circulaire dans la mode.
– Témoignages recueillis auprès des partenaires de Rue des Goodies (2024).
– Données OIT (Organisation Internationale du Travail) sur les travailleuses du textile.
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